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lundi 20 août 2007

LE sel de Guérande

Les paludiers de Guérande sont parvenus à construire une belle image autour de leur sel. Artisanal, naturel, riche, excellent pour la cuisine. Bravo, beau travail, et toute la Presqu’île ne peut que se réjouir de la mise en valeur de ses marais salants.

Pourtant, en critique impénitent qui hésite toujours à avancer dans le sens du troupeau, même quand il s’agit du bon sens, j’ai envie de gratter un image si belle qu’elle m’en paraît trop belle.

Si le geste du paludier est plus élégant que le mouvement de la pelleteuse, s’il est humainement plus satisfaisant de suivre une création qui relève de l’art, la production finale du sel dans sa boîte n’a rien d’artistique et la qualité alimentaire qu’on lui demande n’est pas liée à l’élégance de sa fabrication.

Tout ce qui est naturel n’est pas bon pour la santé, on le sait bien, surtout quand ce naturel a subi un certain nombre d’agressions elles aussi naturelles (fiente d’oiseaux, insectes, déchets végétaux), ou naturellement liés aux activités humaines (hydrocarbures de l’eau et de l’air, micro-algues excessives).

Que, finalement, le sel de Guérande soit riche (et "donc" bon pour la santé) et excellent pour la cuisine ne devrait pas en faire une exception puisqu’il est extrait d’un océan qui alimente bien d’autres sites de production, français et étrangers.

Quel pissefroid qui fait la fine bouche, me direz-vous ! Et vous aurez raison. L’image grattée laisse apparaître la même image : même tout ceci su (joli, non ? :-), il reste que le sel de Guérande est bien le sel de Guérande, pas d’ailleurs, et que, à ce titre, il est forcément différent, sinon supérieur à tous les autres. Non ?

Une brève au hasard :

samedi 20 septembre 2008

Ombre portée

Les bretons ont beau dire : la Méditerranée est bien au sud de la Bretagne et la météo y est plus clémente. Il est plus difficile de se promener en tee-shirt sur le remblai de La Baule fin septembre que sur les quais de Collioure et plus courageux de se baigner à la même époque dans eaux du Barcarès que dans celles de La Turballe. C’est d’ailleurs ce qui fait que le peuple, qu’il soit d’en bas ou d’en haut, s’entasse dans le bas de l’Hexagone, pour le travail, les vacances ou la retraite. Cet entassement est d’ailleurs l’un des revers de la médaille : le soleil devient plus difficile à trouver quand chacun se trouve en permanence dans l’ombre d’un autre.