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lundi 22 octobre 2007

Il y en a pour tous

Depuis quelques années, l’autoroute passe dans ma campagne à moi. Je croyais ma petite maison perdue, ignorée de la civilisation ; l’électricité et le macadam semblent lui parvenir comme un dernier effort de bonne volonté de leur part. L’autoroute … et, dans la foulée, une sortie de l’autoroute vers laquelle convergent les panneaux indicateurs du coin, et puis aussi une grande surface tout près de cette sortie pour capter la manne des gens pressés.

La civilisation a investi ma campagne. Et c’est bien pratique : j’ai maintenant la possibilité de me rendre à Paris en trois heures, de me dépanner de tout - ou presque - pour trois fois rien - ou presque.

Mais la civilisation est encombrante et bruyante. La circulation a évidemment augmenté sur les petites routes autour de ma maison et, surtout, le grondement quasi permanent des chevaux-vapeur lancés à bride abattue sur les voies péagées parvient à mes tympans affûtés lorsque les vents sont mauvais.

La civilisation, c’est la civilisation et on n’y peut rien. Ici, c’est l’autoroute, là, c’est l’incinérateur ou la déchetterie, ou la carrière, ou la centrale nucléaire, ou le complexe chimique, ou le centre commercial … toutes choses nécessaires - voire indispensables ( ;-| - à tous mais nuisibles à quelques-uns. Comme il y en a pour tout le monde, la jalousie n’est pas de mise … bienvenue à l’autoroute !

Une brève au hasard :

dimanche 3 juin 2007

Edenique, nique

Je vais en faire baver plus d’un(e) : imaginez le soleil qui se lève sur les marais, temps hyper-clair, petite brise presque douce, des oiseaux un peu partout sur l’eau miroitante des oeillets (les oeillets où les paludiers récoltent le sel, pas les fleurs, allons !), mouettes un peu ballotes, fines aigrettes, hérons patapons ... vous y êtes ? Humez-vous ces délicieuses exhalaisons libérées par toutes ces plantes, ces fleurs encore humides de leur nuit et soupirant d’aise sous les ardeurs solaires ? Oui ? Bien ! Et maintenant, imaginez votre serviteur, pédalant sur le macadam souple et pas choucrouteux pour un sou dans ce petit éden matinal ... Allez, revenez sur terre, à la dure réalité de vos existences ... c’est pour moi que ça baigne !