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lundi 23 mars 2009

BioWash Ball

Un prof de physique en retraite, je l’affirme preuve à l’appui et à disposition, peut oublier très rapidement la substantifique moelle de son enseignement. Mais il en conservera vraisemblablement l’essentiel, ce qui constitue à la fois la base de ses certitudes et le ferment de son travail : le doute raisonnable.

Les occasions de le mettre en œuvre sont quotidiennes mais certaines relèvent tellement de l’agression contre le simple bon sens que le doute fait long feu. Fi ! la bonne blague !

Une de celles-ci vient de m’être proposée sous la forme d’une belle boule creuse en plastique vert, joliment ajourée, contenant des petites pastilles grises glissant ludiquement les unes sur les autres en produisant un son minéral lorsque la boule est secouée. J’ai tenté de vous présenter la BioWash Ball.

Comme son nom l’indique, la BioWash Ball est une boule qui lave (le linge) en respectant la nature.

Une observation visuelle fine atteste qu’il s’agit bien d’une boule.

Lave-t-elle le linge ? Les testeurs professionnels de "QUE CHOISIR" disent que oui, mais pas mieux que l’eau utilisée seule, et en "grisaillant" davantage le linge.

C’est là que l’apprenti physicien-chimiste qui devrait sommeiller en chaque citoyen se réveille et se demande "... et comment donc une si jolie petite boule pourrait-elle remplacer les si méchantes lessives ?"

Heureusement, la petite boule verte ne voyage jamais sans son pedigree :

Grâce aux billes de céramique qu’elle contient, la Biowashball émet :

des puissants rayons infra-rouges lointains, qui vont casser les combinaisons d’hydrogène de la molécule d’eau, afin d’augmenter le mouvement moléculaire. Cette action procure à l’eau une grande capacité de pénétration et augmente son pouvoir lavant.
Je ne sais pas quelle énergie est nécessaire pour rompre une liaison hydrogène entre deux molécules d’eau (je l’imagine relativement importante) et je ne sais pas quelle énergie peuvent transporter des infrarouges, particulièrement quand ils sont "lointains" (je l’imagine relativement faible). Mais j’ai de la peine à imaginer une émission de la céramique vers l’eau, vu que la température conseillée pour l’eau est de 40°C et que les seuls frottements des billes entre elles peuvent difficilement les porter à des températures supérieures.

des ions négatifs, qui affaiblissent l’adhérence des saletés sur les tissus pour qu’elles se détachent facilement sans utiliser de lessive.
La BWB émettrait des ions négatifs ? Ça serait étonnant ! Quels ions ? S’il suffisait d’enrichir l’eau en anions (c’est leur nom) pour la rendre plus lavante, il suffirait de l’additionner de sel (de Guérande, de préférence).

La boule de lavage céramique permet de maintenir un Ph de l’ordre de 10, ce qui équivaut au Ph d’un détergent chimique ordinaire, et permet de traiter facilement les tâches de graisses organiques ou chimiques.
pH, potentiel Hydrogène. Mais d’où viendraient les ions hydroxyde mesurés par ce pH ? Sont-ils eux-mêmes les ions négatifs mentionnés précédemment ? [1]

La Biowashball élimine les composés de chlorure dans l’eau et diminue sa tension superficielle, augmentant ainsi sa capacité de lavage.
Comprends pas trop ... Les lessives habituelles ne contiennent-elles pas des tensio-actifs qui augmentent la tension superficielle de l’eau de façon à mieux enserrer les petites taches de graisse décollées du linge sale pour les conduire jusqu’à l’égout ?

La BioWash Ball est-elle bio ? Sans doute bien davantage que beaucoup de lessives mais peut-être pas beaucoup moins que du savon. C’est qu’il faut quand même un peu d’énergie pour fabriquer les céramiques constituées de terre cuite à plus de 1000°C pendant des temps certains, ainsi que pour élaborer la sphère de plastique et la recycler après sa mort déclarée (trois ans de vie ?)

Le mécanisme d’action de la BioWash Ball ne saurait se résumer au physico-chimique. Le pedigree nous dit que les céramiques (fabriquées à 1200°C, rappelons-le) abritent des bactéries dont je suis bien incapable de comprendre le rôle, l’important étant le résultat de leur action bactéricide : Les micro-organismes contenus dans l’eau de lavage sont détruits, vous offrant un linge pur et sain. Dont acte !

Après avoir circulé de nombreuses heures sur l’Internet à la recherche de réactions sur la petite boule magique, j’ai l’impression là encore que son achat d’abord, puis la constatation de son efficacité dépendent du degré de conviction du consommateur. Plus on y croit, plus on constate que ça marche !

Et puis, quand on y croit, on y croit jusqu’au bout :
Vous pouvez aussi placer une Biowashball dans le réfrigérateur, elle permet de conserver la fraîcheur des fruits, légumes, viandes et poissons.


[1] Bizarrement, il est écrit ailleurs : "Les céramiques TM-C M ... modifient le pH de l’eau pour la rendre moins alcaline."

Une brève au hasard :

dimanche 14 décembre 2008

Si je veux !

Quand on veut, on peut ? Eh bien non ! Ou plutôt ça dépend de ce qu’on veut. Si on veut ce qu’on peut, pas de problème. Mais si on ne peut pas ce qu’on veut, y’a un blème. L’important lorsqu’on ne peut pas est donc de savoir si on pourrait en voulant. Si oui, c’est tout bon. Si non il convient d’éviter la fuite dans le vouloir pouvoir à tout prix et passer à autre chose. Clair, non ?