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Ectoplasmique

lundi 17 décembre 2012, par jacky hérigault

À l’origine, au tout début, il n’y avait rien.

Rien n’existait alors qu’il fallait que quelque chose soit. Il le fallait parce que c’est écrit depuis longtemps, parce que l’habitude est trop bien ancrée et qu’à trop attendre l’encre des mots risque de sécher.

 

L’esprit s’est donc posé au pied de son mur de doux labeur, décidé, sans hâte et sans douleur. Un grondement, une forme amorphe, un vague mouvement ... doit-il y croire ? Un être se constitue-t-il sous sa conscience ? Ou bien plutôt la bulle de l’illusion ne pouffera-t-elle pas au nez de sa raison ?

 

Déjà l’ectoplasme se pare de sons plus clairs, d’angles et de saillies, de brèches et de trouées, de gris et de grisés. Un peu de temps encore pour deviner les lignes directrices, les arcs-boutants, les puits de lumière, le rythme et la tonalité de l’ensemble. À ce stade, l’esprit pressent que la bulle n’a plus lieu d’être ou bien même que l’être est cette bulle qui prend ses aises en prenant forme.

 

L’espace mental se remplit de matière impalpable, de sons inaudibles, de couleurs insaisissables ; l’esprit se mesure très vite trop petit devant la complexité grandissante. Il faut l’aider, coucher sur le papier, tirer des plans sur les idées, les assembler au mortier des mots. Le maçon met la main à pâte de l’esprit ... encore et encore ... sans espoir que l’esprit lui dise jamais que c’en est assez, que c’est bien et que ça suffit.

 

Un être n’est pourtant fini que s’il a une fin [1] ; celui-ci n’en a pas : au bout du bout, il n’y a pas grand chose, juste un texte sur l’apparition d’un texte, c’est deux fois rien, mais ça n’est déjà plus rien.

 

Notes

[1] je n’ai pas pu choisir entre les multiples sens de "finir" et de "fin" !

1 Message

  • Ectoplasmique 14 mars 09:34, par Jacquie

    Parfois, je tombe dans de terribles moments de dépression simplement parce que je me sens seul et mal interprété comme un petit calibre, mais ... je me remets toujours parce que je sais que, même si mon raisonnement s’écarte parfois de la "norme", il reste souvent bon dans le fin. Par contre, l’autre aspect est parfois très difficile à accepter. Surtout quand il s’agit de personnes diaboliques ou de personnes très fermement établies dans leur rigidité logique. C’est un gros boo-boo ! et comme il est presque impossible d’en parler avec d’autres, c’est bien de pouvoir le partager avec des gens qui ont probablement quelque chose en commun. Loin de gémir, il suffit d’exprimer des choses. Parfois, je vais même chez mon esthéticienne, comme vous pouvez le voir sur https://institutdebeauteparis.home.blog/ juste pour raconter tout ce qui me déprime et aussi pour faire de la beauté en attendant, afin que mon environnement me trouve très à l’aise.

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