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Marronniers

lundi 14 octobre 2013, par jacky hérigault

J’aime bien me narrer. Ça décharge les neurones, ça vide la bile, bref, ça contribue à régénérer le bonhomme dans les limites qu’il lui reste. Le dire est le propre de l’homme écrivait Rabelais, un grand narrant lui aussi, alors j’ai tenté de me narrer quotidiennement pendant tout une époque. Mais la vie au jour le jour n’apportant pas toujours son lot de sujets propices, j’en suis revenu à me narrer chaque semaine comme je le fais maintenant depuis une quinzaine d’années.

Zut ! Il y a un "aime" et pas de "haine" quand on se narre ? Navrant, ça ... et marrant néanmoins, comme les gars de la narine qui ont un nez si grand qu’ils peuvent y loger beaucoup de monde dès qu’ils y ont placé un verre.

Mais je m’égare. C’est la faute aux infos. Elles m’ont laissé complètement hilare sur le bord de ma journée, totalement à l’Ouest du caniveau. Un député aviné qui caquette en séance, des députés dont le doigt glisse au moment du vote, un vieux routier de la politique qui veut gommer son image de politicien roublard, une cuvette de WC qui explose "à la figure" [sic] de son utilisateur, la main de Delon qui "pousse" [resic] les gars de la Marine [1], bientôt une robe parmi les pantalons du Panthéon, Adèle qui n’aime pas les pois chiches et qui en fait tout une salade, le suicide érotique d’un violeur taré, Tapie et Berlusconi concernés par les affaires et cernés par la justice [2], l’automne qui arrive en octobre et les marrons qui pleuvent des marronniers en fleurs éternelles. Voilà bien de quoi oublier un instant tout le reste, la misère du globe, du monde, des petits Français, mes propres petites misères correlées ou pas avec toutes les précédentes. De quoi se marrer et le narrer, non ?

Notes

[1] Le pied de Dieu au cul du Front

[2] Pas de soucis, ils mourront riches !

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