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Changer les logiciels

lundi 17 novembre 2014, par jacky hérigault

Rien ne va plus, mon bon monsieur. Notre bonne vieille Terre est en danger, notre bonne vielle France a ses vapeurs, la bonne vieille religion qui a baigné deux millénaires de croyants et d’incroyants poursuit sa dilution homéopathique dans le flot des individualités pourtant si crédules, ... Humer l’air du temps contraint à penser que ce qui va bien n’est que ce qui va mal.

Nos outils informatiques nous ont habitués aux actions à entreprendre quand ils dysfonctionnent et que rien ne va plus :

  1. On tente un reset, une remise à plat du système
  2. On efface tout et on réinstalle le logiciel
  3. On change de logiciel
  4. On change l’appareil lui-même

Il serait amusant d’imaginer l’application de ce protocole aux maux du globe, du pays et de l’église catholique, apostolique et romaine.

  1. La Terre
    • La réinstallation est évidemment impossible, l’humanité n’ayant aucune chance, soit de posséder le logiciel original, soit de le décrypter totalement pour le reconstituer.
       
    • Le reset n’est pas impensable, au moins en partie, après que toute humanité aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses.
       
    • Le changement d’appareil suppose un changement de vaisseau, ce qui n’est pas utopique non plus mais qui paraît beaucoup plus éloigné dans le temps, vu que la passerelle pour l’embarquement sur Mars tient encore du plan sur la comète.
       
    • Changer le logiciel semblerait le plus réaliste. Il suffirait que chacun des sept milliards d’individus qui s’étalent sur les surfaces en dur -mais de plus en plus molles - du globe se comporte comme chacune des puces de nos systèmes d’intelligence artificielle : intelligemment
       
  2. La France
    • Le reset se fait après chaque nouvelle élection : on remet à plat, on balaie, on change les meubles et on promet que désormais .... Mais tous les dorénavant répètent les avant, clamant sans vergogne aucune "demain on rase gratis" sur fonds de scandales, d’incompétences et d’injustices.
       
    • On peut penser que le logiciel de la Vème République, même s’il a fait son temps, a fait aussi ses preuves, que les malheurs du pays viennent plutôt de sa mauvaise utilisation par le personnel politique du moment, et que donc, une réinstallation convenablement dépoussiérée serait tout à fait inutile.
       
    • Le changement d’appareil se pratique de plus en plus, d’une part par les dégoûtés du pays qui vont tenter de meilleurs ailleurs, par les profiteurs du pays d’autre part, ceux qui y puisent leur richesse pour le placer et vivre parfois dans ce qu’on dit être des paradis (le beurre - volé, souvent - et l’argent du beurre).
       
    • Changer le logiciel semble ici encore la solution.Les conflits sociaux, les abus, les injustices viennent de ce que notre République n’est pas démocratique, pas autant qu’elle pourrait l’être avec les moyens médiatiques et interconnectiques actuels, capables de donner de la voix et du pouvoir à chaque citoyen en temps réel, et pas seulement à une majorité tous les cinq ans. Mais les servants du logiciel actuel semblent s’en satisfaire pleinement, resserrent même les boulons et autres pare-feux tout autour de la cuirasse aux dents longues. Si la Démocratie 5.0 tardait à se faire, une Révolution-bis pourrait éclore au bout du bout du mal-être.
       
  3. L’Église catholique

Je vous laisse imaginer la religion revenue au temps de Jésus, ou bien effaçant mille cinq cents ans de dogme et préceptes pour revenir à l’original. Ou bien vous imaginer vous-même pratiquant une autre religion, ne serait-ce que celle de n’adhérer à aucune ...

C’est donc encore le changement de logiciel proposé par un Jésuite cairote qui me paraît le plus convaincant comme suite possible à l’aventure chrétienne (sinon catholique et romaine). Il écrit : 

"Notre Église est malade. Sous sa forme actuelle, elle va sans doute mourir, pour renaître autrement. L’Église de demain sera tellement différente de celle d’hier et d’aujourd’hui que nous la reconnaîtrons pas".

"À côté des églises-paroisses [...], il faudrait que chaque immeuble, chaque appartement, chaque pâté de maisons, constitue une mini-paroisse de type familial et convivial".

Malades également la Terre et la France, leurs survies passeraient-elles aussi par la réhabilitation de chaque élément du tout ?

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