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Nantes

lundi 8 septembre 2014, par jacky hérigault

  La ville de Nantes change vite, je trouve. J’ai pu m’y balader la semaine dernière, et j’ai trouvé la balade plus agréable que d’habitude. Peut-être était-ce dû à la douceur de la saison ? Ou bien à la présence chaleureuse des amis du cru ? Sans doute à cause des deux, mais aussi en raison d’une organisation de la ville qui m’a semblé aller dans le bons sens, celui du mieux-vivre citadin. On sent bien que la voiture est désormais mal venue en centre-ville, que le tramway, les bus en site propre s’y substituent progressivement, de façon moins envahissante, plus propre, plus agréable et beaucoup moins onéreuse pour le citoyen nomade, tous comptes faits. Tout reste à faire, évidemment. Il faudrait encore davantage de trams à certaines heures sur certaines lignes, davantage de possibilités de monter avec un vélo, plus de parkings périphériques assez facilement accessibles, plus de parkings résidentiels souterrains libérateurs d’espace en surface, davantage de pistes cyclables et d’aménagement sécurisant la circulation des vélos et autres bicloos, et finalement encore plus d’espaces de vie, vie commerciale, conviviale, familiale, citoyenne, personnelle ...

  Dans les rêves de ma lointaine jeunesse, j’imaginais imminent le déploiement de transport urbain automatisé quasi personnel assuré par quelque chose ressemblant aux cabines des stations de montagne. Des mini-navettes sur rail ou sur câble dans chaque rue ou presque, des aiguillages programmés lors de l’introduction de la destination. On en est loin bien sûr, malgré le développement inimaginable à l’époque de la robotique et de l’informatique, comme est encore loin l’automatisation de tas de tâches automatisables comme la collecte des ordures ménagères, la mise à disposition de l’information sur l’état immédiat de la cité (circulation, parkings, manifestations), le bon fonctionnement de sanitaires publics multipliés, l’entretien des différents espaces ...

  Tout cela coûte cher ? Vraisemblablement moins que ne rien faire si on pense aux milliards d’heures cumulées pendant lesquelles tournent des moteurs embouchonnés et dépriment des conducteurs asphyxiés. Énergie gaspillée, temps perdu, maladies contractées ... L’homo citadus devrait enfin se souvenir qu’il est un homo erectus avant d’être l’homo bagnolus que le progrès de naguère lui a quasiment imposé d’être. Non ?

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