mamimadi 2011-2015
mamimadi 2007-2011
mamimadi 1999-2007
l’entrée sur la toile


Les dernières humeurs

. 23 février- Rafale de mots
. 16 février- La machine humaine
. 9 février- Lire et compter
. 2 février- Nonagénaire
. 26 janvier- La coupe était vide
. 19 janvier- Vous êtes Charlie?
. 12 janvier- Je voeux !
. 5 janvier- Bonne Année

Les temps sont difficiles pour les sites dits "collaboratifs" qui doivent laisser quelques portes ouvertes ou possibles à ouvrir pour fonctionner : les petits plaisantins mal intentionnés se font un plaisir de les ouvrir ou de les enfoncer.

Après 15 ans de d'usage de cette forme pas vraiment justifiée dans son cas, mamimadi revient à la bonne vieille interface classique.

Bonnes lectures !


Vos réactions éventuelles :
jacky@herigault.fr

Logomobile

mamimadi
l'humeur hebdomadaire

2 mars - Humeur de Hummer

Hummer

Je voyais l'autre jour dans la rue parisienne de La Baule parader un Hummer d'un noir aussi éclatant que son insolence présumée. Je me suis alors écrié dans ma petite ford intérieure perso "Au voleur !". Au voleur, car quoi ! quel salaire, quelle rémunération pourrait justifier un train de vie dont on peut supposer que le véhicule à 150000€ n'est qu'un élément ? On sait bien que de tels revenus existent. Ils concernent d'abord les rentiers - héritiers ou retraités -, et la question se reporte alors à l'identique sur les temps passés. Ils concernent ensuite les génies de tout poil - artistes, sportifs, industriels, ... - qui font gagner beaucoup d'argent à certains systèmes, sur le dos du petit consommateur consentant. Ils concernent enfin les grands serviteurs de l'État et des grandes entreprises nationales dont on pointe tantôt les hautes responsabilités, tantôt les lourdes charges de travail ou de représentation.

Soit.

. Mais les responsabilités attribuées ou conquises par les grands serviteurs correspondent en principe à leur niveau de compétence et ne leur impose donc par un niveau de dépassement des ressources personnelles tel qu'il puisse justifier de tels écarts de rémunération avec, par exemple, celle d'un prof qui contribue à la construction plus ou moins réussie de la personnalité de plusieurs milliers de jeunes durant sa carrière.

. Mais il est dommage que le seul génie rémunérateur soit celui qui fait sonner la monnaie, au détriment de ceux, nombreux, qui œuvrent dans l'ombre des labo scientifiques, ou des ateliers artistiques. Le génie vraiment génial ne serait-il pas celui qui ne ferait pas payer à ses presque semblables une capacité qui lui a été donnée ?

Alors ?

Alors, depuis tout petit, je me dis que tout travail mérite salaire et que celui-ci doit refléter principalement l'investissement qui y est mis, avec ou sans génie, pénibilité et responsabilité étant idéalement adaptées aux compétences et donc, sinon hors du compte, du moins toutes relatives. Le mérite, rien que le mérite, et alors je regarderais passer les Hummers d'un autre œil. Non ?

Lutin