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11 février - Contes philosophiques

       Une amie (qui me veut du bien, forcément :-) vient de me faire suivre quelques contes philosophiques, dont celui-ci :

       Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Un jour son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un.
       Le premier jour il en planta trente-sept. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés diminua jour après jour : il avait découvert que c'était plus facile de se contrôler que de planter des clous.
       Arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou. Son père lui dit alors d'enlever un clou de la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous.
       Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit : « Mon fils, tu t'es bien comporté mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de blessant, peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique »
.

       Sympa cette façon de faire passer idées et leçons de vie dans certaines têtes peu réceptives, non ? Contes philosophiques, contes moraux, les exemples sont nombreux sur le vaste World Wide Web, venus d'auteurs célèbres parfois, de créateurs anonymes souvent, généralement courts, quelquefois longs comme une fable lafontainienne. La transposition d'idées abstraites en sensations éprouvables une fois entré dans l'engageant "Il était une fois" est bien un chemin possible vers l'acceptation de ces idées, sinon vers leur compréhension même.

       Il est possible que ce genre de recours à l'analogie et à la métaphore soit générale dans tous les domaines où l'esprit est incapable de se saisir de la réalité ou de la vérité des choses, ce qui est le cas de la plupart des domaines à partir d'un certain niveau de complexité. Quoi de plus métaphorique que le récit de la Genèse pour tenter d'expliquer à l'homme l'origine de l'homme ? Que la théorie du Big-bang pour esquisser un scénario à l'apparition d'un Univers dont nous n'appréhendons qu'une partie incertaine ? Que la mise en avant des premiers de cordée, du ruissellement, du monarque républicain, du président des riches pour exposer des processus douteux ou crier des ressentis inexprimables ?

       Contes philosophiques, moraux, religieux, scientifiques (*), politiques ou sociétaux, ils s'écartent tous du réel parfois inaccessible ou du vrai-pour-soi qui ne l'est pas toujours pour les autres afin de tenter de l'expliquer ou simplement le faire partager. Cette manipulation intellectuelle n'est bien sûr pas sans risque : prendre des vessies pour des lanternes dans le but de témoigner des idées lumineuses qui inondent notre monde peut mener à de grandes désillusions (si le fond de cet adage n'est pas lui-même une fable...).

Contes philosophiques

(*) Les sciences physiques sont truffées d'images métaphoriques adaptées aux niveaux de compréhension de ceux qui demandent à les pratiquer ou bien à qui on demande de le faire. Courant électrique, apesanteur, structure de l'atome, espace-temps, théorie quantique... Parmi les "sciences dures", seules les mathématiques se dispensent de contes explicatifs, étant elles-mêmes des contes inventés par l'homme pour tenter de comprendre les choses humaines.

Lutin