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Les temps sont difficiles pour les sites dits "collaboratifs" qui doivent laisser quelques portes ouvertes ou possibles à ouvrir pour fonctionner : les petits plaisantins mal intentionnés se font un plaisir de les ouvrir ou de les enfoncer.

Après 15 ans de d'usage de cette forme pas vraiment justifiée dans son cas, mamimadi revient à la bonne vieille interface classique.

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16 mars - Fessée effacée ?

    La fessée qui fit jadis verser des flots de larmes vient de faire couler sensiblement la même quantité d'encre après que les instances européennes aient mis en demeure notre pays d'y mettre une interdiction devant la loi.

    Afin de ponctuer - un point de plus, pas un point final - le tortueux débat ouvert dans ma petite tête par tous ces assauts médiatiques, je voudrais en rajouter une louche de cette encre plus ou moins lisible, plus ou moins sympathique, telle celle-là qui ne se découvrait que bien mouillée.

    Reprenons donc le problème dans son ensemble. Plus qu'un problème, une problématique puisqu'il faut bien utiliser les mots les plus longs pour traiter des problèmes les plus graves et peut-être même en créer de nouveaux, encore plus ronflants quand le sujet apparaît si fondamentalement humain et universel. Parlons donc de cette immense panproblématique qu'est la fessée.

    Fessée effacée ?Le point d'entrée dans le sac de noeuds est sans doute : "un enfant est-il libre de tout faire ?" Avec pour corrolaires : "à quel âge un enfant est-il un adulte ?" et : "un adulte est-il libre de tout faire ?" Même s'il est rigoureusement impossible de fixer l'âge, la réponse raisonnable à la liberté absolue semble négative dans les deux cas qu'il prétend distinguer, enfant et adulte. Dans les deux cas, la société, par ses représentants, doit donc éduquer - former et informer -, éventuellement contraindre, voire sévir. Sans être les seuls, les juges pour les adultes, les parents pour les enfants sont de ces premiers représentants.

    L'éducation est inopérante sans modèles, n'est-ce pas : la haute tenue morale de la société devrait décourager les brebis douteuses de se fourvoyer hors des sentiers convenables tout comme les valeurs pratiquées par les parents devraient encourager leurs enfants à les imiter en restant dans le droit chemin. On voit bien malheureusement que, si leur qualité est très diverse d'une famille à l'autre, ceux que notre société propose aux citoyens manquent cruellement d'exemplarité.

    La société est donc fatalement amenée à contraindre et les parents peuvent avoir à le faire. Malheureusement, les entraves, barrières et autres garde-fous ne sauraient être multipliés sans priver les individus de ce qui les différencie des animaux d'un cheptel ou bien retirer aux jeunes l'apprentissage et, au final, la domestication de cette différence.

    À ce niveau, la société est encore fatalement amenée à sévir et les parents peuvent avoir à le faire. La sanction le plus facilement appliquée par la société est l'emprisonnement, la suppression de la liberté que le sanctionné n'a pas su utiliser de façon convenable. Et pour les enfants éventuellement sanctionnables ? Pas de fessée dégradante ? Pas de brimade humiliante potentiellement plus traumatisante que le coup de badine sur la cuisse ? Pas de sanction a priori contre-éducative, donc ?

    Bien sûr que fessées et brimades ne sont pas souhaitables et qu'il est préférable que les parents n'éprouvent jamais le besoin d'y recourrir, leur autorité "naturelle" leur permettant d'être entendus et suivis avec ou sans discussion adaptée à la maturité de leurs jeunes. Mais, une dernière fois, ils doivent pouvoir le faire afin de montrer que leur renoncement vient de leur choix et non de la crainte d'être eux-mêmes punis par une loi infantilisante et finalement autoriticide.

NB : Résumé de ce petit baratin : pour éviter d'avoir à utiliser la fessée, ne l'interdisons surtout pas !

Lutin