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Les dernières humeurs

. 13 avril- L'esprit libre
. 6 avril- Questions de bac
. 30 mars- Génér'Hic
. 23 mars- Il y aura ...
. 16 mars- Fessée effacée ?
. 9 mars- Fatale méprise
. 2 mars- Humeur de Hummer
. 23 février- Rafale de mots
. 16 février- La machine humaine
. 9 février- Lire et compter
. 2 février- Nonagénaire
. 26 janvier- La coupe était vide
. 19 janvier- Vous êtes Charlie?
. 12 janvier- Je voeux !
. 5 janvier- Bonne Année

Les temps sont difficiles pour les sites dits "collaboratifs" qui doivent laisser quelques portes ouvertes ou possibles à ouvrir pour fonctionner : les petits plaisantins mal intentionnés se font un plaisir de les ouvrir ou de les enfoncer.

Après 15 ans d'usage de cette forme pas vraiment justifiée dans son cas, mamimadi revient à la bonne vieille interface classique.

Bonnes lectures !


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jacky@herigault.fr

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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

20 avril- L'eus-tu cru ?

    Week-end de régate à La Turballe, les bateaux concurrents rentrent au port sous un vent encore soutenu alors que Scipio s'apprête à larguer ses amarres pour quelques bords vers l'île Dumet. Un équipage vient tout juste d'immobiliser son voilier sur un catway proche, un homme en descend, vient vers Scipio, s'enfile sur le catway (1) intermédiaire et ... pisse le long de la coque voisine. Ouf ! Il était temps ...

    Certes l'homme est un animal comme les autres et les chiens pissent bien où ils peuvent quand ce n'est pas où ils veulent lorsqu'il d'agit de marquer leur territoire. Mais, concernant le vouloir, il est vraisemblable que notre matelot n'avait aucune visée sur le canot du voisin, et concernant le pouvoir, il est tout aussi vraisemblable que sa vessie aurait pu patienter les quelques minutes nécessaires pour atteindre les toilettes publiques et ne pas attenter gravement à l'égalité des sexes dont on nous rebat pourtant les oreilles (au risque de rendre sourd à la cause, apparemment). Car quoi ? tant que des Femen allumées n'auront pas gagné pour les femmes le droit d'uniner en public, les hommes devraient se soumettre au pissotage discret.

    Cette petite histoire m'en rappelle une autre, et puis une autre, et puis une autre, à la façon de ce jeu qui enchaîne des mots dont la première voyelle commence comme la dernière du précédent. Braquemart (2), marais-salants, lanturlu (3), par exemple. Jusqu'à cettre randonnée organisée pour le 2,5ème âge entre les salines du plat-pays Turballais, vous savez, ce coin d'argile où la vue porte sans discontinuer du Bourg de Batz à la collégiale de Guérande, de la tour Saint-Clair de La Baule à celle de l'église de Trescalan. Eh bien l'histoire raconte justement que la vue des participant(e)s à la colonne des randonneurs s'est très rapidement et de façon quasi permanente retrouvée accrochée à l'un ou l'autre d'entre eux qui, s'étant écarté du sentier, soulageait sa vessie dans une attitude de profonde satisfaction que les choses soient si bien faites.

    Lanturlu, lu ... ? Pourquoi pas lustucru pour revenir au point de départ ? Non, parce que les noms propres sont impropres à décrire les choses sales. Oui, parce que la première phrase rapportée par une spectatrice indignée des deux scènes précédentes est "Tu ne me croiras pas, je viens de voir ..."

Les pisseurs du marais


  • (1) catway : "Petit appontement flottant parcourant la longueur d'un bateau amarré, destiné à la circulation des personnes."
  • (2) braquemart : "Courte épée"
  • (3) lanturlu : "Terme indiquant un refus accompagné de mépris."

Lutin