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. 13 avril- L'esprit libre
. 6 avril- Questions de bac
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. 23 mars- Il y aura ...
. 16 mars- Fessée effacée ?
. 9 mars- Fatale méprise
. 2 mars- Humeur de Hummer
. 23 février- Rafale de mots
. 16 février- La machine humaine
. 9 février- Lire et compter
. 2 février- Nonagénaire
. 26 janvier- La coupe était vide
. 19 janvier- Vous êtes Charlie?
. 12 janvier- Je voeux !
. 5 janvier- Bonne Année

Les temps sont difficiles pour les sites dits "collaboratifs" qui doivent laisser quelques portes ouvertes ou possibles à ouvrir pour fonctionner : les petits plaisantins mal intentionnés se font un plaisir de les ouvrir ou de les enfoncer.

Après 15 ans d'usage de cette forme pas vraiment justifiée dans son cas, mamimadi revient à la bonne vieille interface classique.

Bonnes lectures !


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l'humeur hebdomadaire

27 avril- Convaincre

Le Sage chinois a dit :

    Contraindre, c'est infantiliser.
    Convaincre, c'est valoriser.

    Les parents doivent y penser quand ils argumentent avec leur enfant pré-scolaire sur la qualité de la soupe et somment leur post-ado de regagner le bercail à l'heure où les poules rejoignent leur perchoir.

    Nos gouvernants devraient y penser quand ils encadrent la vie du citoyen de lois mesquines facilement évitables alors qu'ils tergiversent sur trop d'infractions aux grands principes commis par quelques grands immatures.

    Mais ce qui peut sembler clair aux limites ne l'est plus entre ces limites. Les parents doivent aussi valoriser leur enfant pour l'éduquer, le conduire hors de son état d'enfant. Les gouvernants devraient aussi valoriser le citoyen pour l'installer dans ses responsabilités de citoyen. Dans les deux cas, le point d'équilibre est mouvant dans le temps et les époques, et c'est justement le bon positionnement du balancier qui fait la qualité de l'éducateur et du responsable politique. Non ?

Convaincre ou contraindre ?

    Deux phénomènes observables dans l'air du temps sont à l'origine de cette petite humeur. Le premier est la propension des parents actuels à pousser le curseur vers la négociation et l'argumentation pour convaincre les enfants d'accepter toute chose, y compris les plus évidentes, comme de manger sa soupe, tout simplement parce que ! Le deuxième est la tentation des gouvernements de légiférer pour interdire toute chose supposée néfaste pour la société, y compris les plus évidentes, comme de stationner sur les pistes cyclables, jeter son mégot sur le trottoir, téléphoner au volant, ...

    Un dernier mot pour boucler la boucle : le monde des enfants mis à part, contraindre ne servirait qu'à vaincre les cons tandis que convaincre permettrait de peindre de bien jolis contes ...

Lutin