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l’entrée sur la toile


Les dernières humeurs

. 5 octobre- Mes Lunes à moi
. 28 septembre- Rendez les copies
. 21 septembre- Simplement tordu
. 14 septembre- À usage perso
. 7 septembre- Photœil
. 31 août- Vagabondages
. 24 août- On s'habitue
. 17 août- Parisien !
. 10 août- Îles sœurs
. 3 août- Longueurs du temps
. 27 juillet- Sous contrôle
. 20 juillet- Port cochon
. 13 juillet- Le port
. 6 juillet- Attaque cérébrale
. 29 juin- 150 ans
. 22 juin- Feuilles de liaison
. 15 juin- Quoi d'neuf ?
. 8 juin- Bricolage
. 1er juin- Les petits plus
. 25 mai- Démopublique
. 18 mai- Parano
. 11 mai- Des stats
. 4 mai- Expliquez !
. 27 avril- Convaincre
. 20 avril- L'eus-tu cru ?
. 13 avril- L'esprit libre
. 6 avril- Questions de bac
. 30 mars- Génér'Hic
. 23 mars- Il y aura ...
. 16 mars- Fessée effacée ?
. 9 mars- Fatale méprise
. 2 mars- Humeur de Hummer
. 23 février- Rafale de mots
. 16 février- La machine humaine
. 9 février- Lire et compter
. 2 février- Nonagénaire
. 26 janvier- La coupe était vide
. 19 janvier- Vous êtes Charlie?
. 12 janvier- Je voeux !
. 5 janvier- Bonne Année

Les temps sont difficiles pour les sites dits "collaboratifs" qui doivent laisser quelques portes ouvertes ou ouvrables pour fonctionner : les petits plaisantins mal intentionnés se font un plaisir de les ouvrir ou de les enfoncer.

Après 15 ans d'usage de cette forme pas vraiment justifiée dans son cas, mamimadi revient à la bonne vieille interface classique.

Bonnes lectures !


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jacky@herigault.fr

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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

12 octobre- Ça se discute !

   Zemmour, Finkelkraut, Onfray, Debray : un vent réactionnaire souffle dans l'intelligentsia française. "C'était mieux avant, il faut y revenir". Un vent classé dans les brises de droite même si trois des penseurs cités ont milité et militent encore pour des valeurs de gauche.

   Valls, Macron : un souffle de libéralisme agite les ordonnateurs de l'économie française. "Dérégulons, le marché triera les bons". Un souffle classé dans les bises de droite alors que les deux manœuvriers en chef de notre gouvernement sont déclarés à gauche.

   Paradoxes pour la doxa, n'est-il pas ?

   C'est peut-être que les vents qui soufflent sur la fourmillière nationale ne trouvent plus leur bon sens dans le grand maëlstrom global. Les paysages économique et sociétal changent trop vite, bousculés par les flots irrépressibles des populations en mal de vie et les flux virevoltants et insaisissables de l'argent en quête de rendement.

   On peut ne pas être d'accord avec toutes les positions des intellectuels dits réactionnaires ou certaines des décisions de nos ministres dits libéraux et les apprécier quand même en tant que contrepoids aux enfiévreurs populistes, voire comme grains de sable insérés dans les rouages de la "pensée unique". Oui, le devoir d'accueillir peut être modéré par les limites de l'accueil et des accueillants ; non, les énergies renouvelables ne peuvent pas, seules, subvenir aux besoins de la planète ; oui, les initiatives entrepreneuriales ont besoin de libertés pour se réaliser ; non, l'apprentissage ludico-transversal des fondamentaux à l'école n'est pas la panacée ; non les Français n'étaient pas tous Charlie en janvier dernier. Oui et non : ça se discute !


  • Régis Debray (Éloge des frontières) :

Toute frontière, comme le médicament, est remède et poison. Et donc affaire de dosage.

  • Alain Finkielkraut (L'identité malheureuse) :

Sacrifier la vérité afin de ne pas nourrir la bête , cela revient à nourrir la bête en lui faisant cadeau de la vérité.

  • Michel Onfray (Contre-histoire de la philosophie) :

Nous perdons notre vie à la gagner et nous sommes esclaves de ce que nous possédons. Ce que nous possédons nous possède. Ce que l'on a, ce que l'on veut, ce que l'on souhaite garder quand on l'a, voilà autant d'entraves à être. Or il faut être, il n'y a que ça.

  • Éric Zemmour (Le suicide français) :

La religion des prix bas alimente le chômage de masse . Dans chaque client de grandes surfaces , il y a un consommateur qui détruit son propre emploi.

 

Lutin