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l'humeur hebdomadaire

27 avril - Navigation coronavirale

      Le temps de mes folles navigations océaniques (*) est bien lointain maintenant mais les images qui se incrustées alors dans un petit cerveau qui n'en demandait pas tant, si occupé qu'il était alors à les vivre et sans trop de neurones disponibles pour l'enregistrement ni de mémoire pour le stockage, ces images-là ressortent aujourd'hui de leurs clusters et se superposent à celles de ma beaucoup moins glorieuse navigation de vieille personne sur les mers coronavirales.

      Mers coronavirales ?

      Notre Président a comparé la pandémie actuelle à une guerre. La présente lutte ne se fait pas pourtant pas entre humains ayant décidé de se nuire mais contre un danger venu de la nature. Telle une tempête. On peut donc aussi voir les terres du Globe comme des mers virales, calmes et ignorées jusqu'à ce qu'un séisme dont on ignore encore précisément l'épicentre produise un tsunami progressant sur toute sa surface. Dans la tempête inhabituelle qui secoue actuellement son environnement, le vieux marin retrouve les lignes de conduite du jeune marin qu'il fût.

      Et que faisait donc le jeune marin dans le grand mauvais temps ?

      Tout d'abord, il ne craignait pas de l'affronter. Les marins d'alors avaient la chance d'être considérés comme des gens raisonnables, capables d'apprécier leurs capacités et celles de leurs équipages, de jauger celles de leur bateau, de son grément, de son armement. Nulle administration imprégnée de principe de précaution ne les confinait au port. Et puis, une fois dans la tourmente, il faisait au mieux, le jeune marin, selon son propre jugement, en fonction de la situation à chaque instant, des événements prévisibles, des manœuvres à accomplir. Nulle autorité ne l'obligeait à porter le harnais dit "de sécurité" si ce harnais devait le handicaper et rendre la manœuvre plus aléatoire ou plus risquée. Nul règlement n'imposait de porter le gilet de sauvetage quand le seul résultat aurait été de prolonger l'agonie du navigateur solitaire tombé à l'eau, hors d'atteinte d'éventuels secours. Les marins d'alors pesaient le pour et le contre, décidaient et agissaient en restant toujours bien conscients des risques associés à leurs choix.

      L'ancien jeune marin doit affronter actuellement des mauvais temps de tout autre nature et dans des conditions entièrement différentes. Son embarcation est le bateau France dont on lui dit qu'il y a un maître à bord et qu'il n'a pas à penser, surtout pas. On lui présente des consignes, des obligations. S'y conformer ou pas reste son seul champ de décision. Une navigation coronavirale à la mode de mes navigations océaniques d'antan lui aurait laissé le choix de se confiner (rester au port) ou de sortir (prendre la mer), compte-tenu de son environnement, de son équipement, d'une appréciation personnelle qu'il se serait senti en devoir d'établir, de consolider. Les gestes-barrière et les masques sont les harnais et les gilets dont l'adoption devrait se faire, non par obligation, mais en tenant compte aussi de leurs inconvénients, en évitant de singer l'autruche en quête de sécurité la tête dans le sable : "J'ai mon gilet de sauvetage (mon masque), donc je peux me déplacer l'esprit tranquille sur le pont de mon bateau (en ville)".

      Mais le vieux marin sait bien que si, par extraordinaire, il se retrouvait en mer par des temps peu cléments, sa bonne forme physique ne compenserait pas les faiblesses de son grand âge. Il resterait plus longtemps confiné dans le carré de son bateau, sortirait moins sur le pont et capellerait plus souvent son harnais de sécurité. Sur un bateau il sait qu'il est devenu une personne à risque. Dans la pandémie actuelle aussi...

(*) Rappel : l'océan commence à la sortie du port de La Turballe...

Lutin