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Les dernières humeurs

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. 15 juillet- Homéopathie
. 8 juillet- Prof et prof
. 1er juillet- J'ai 27 ans !
. 24 juin- London, the feedback
. 17 juin- Voyage en terre inconnue
. 10 juin- Sport de haut niveau
. 3 juin- Bro Gozh ma Zadoù
. 27 mai- Vincent et les autres
. 20 mai- L'Europe ! L'Europe !
. 13 mai- Recyclage
. 6 mai- Idée fumeuse
. 29 avril- Ma dernière tante
. 22 avril- De NDDL à NDDP
. 15 avril- Bricolite aiguë
. 8 avril- Smartphone
. 1er avril- Rapports perçus
. 25 mars- Yéti, où es-tu ?
. 18 mars- Brumes cérébrales
. 11 mars- Langage enrageant
. 4 mars- Casse-béton
. 25 février- Trop tard !
. 18 février- Intersectionnalité
. 11 février- Contes philosophiques
. 4 février- 1... 2... 3... 4... 5 !
. 28 janvier- La photaquarelle
. 21 janvier- Les mots cons dits
. 14 janvier- Vaste programme
. 7 janvier- En vœux-tu ? En voilà !
. 31 décembre- Des mots nouveaux
. 24 décembre- Le Grand débat
. 17 décembre- Des notes et des mots
. 10 décembre- L'idée du matin
. 3 décembre- C.Q.F.Démocratie
. 26 novembre- Musique jaune
. 19 novembre- François, le retour
. 12 novembre- (Dés)équilibres
. 5 novembre- La Toussaint
. 29 octobre- Entrepreneuse
. 22 octobre- Sport électrique !
. 15 octobre- Horribilis
. 8 octobre- Faire avec
. 1er octobre- Bêtise vs intelligence
. 24 septembre- Moyen ?
. 17 septembre- Yapuka !
. 10 septembre- C'était mamie
. 3 septembre- Mamie aimait
. 27 août- Prendre par la main
. 20 août- Faire et paraître
. 13 août- Tourisme de masse
. 6 août- Le médecin et l'homme


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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

29 juillet - Fractalité !

     Le monsieur dans le poste, il parlait doctement. Ce qu'il disait devait être clair, ça se sentait. C'était sur le dérèglement du climat, nos façons de faire qui le produisent, les tristes conséquences dont seuls les riches pourront se mettre à l'abri, ce qu'il faudrait faire pour léviter, avec une apostrophe qui ne s'entendait pas dans le poste (pour l'éviter, tiens !). Il a même dit que c'était trop tard mais qu'il fallait quand même faire quelque chose. Clairement. À un moment, il a dit comme ça que l'écologie devait être fractale. Alors là, c'est devenu moins clair. Fractale ? Quèsaco ? Il a dû sentir les millions de haussements de sourcils des auditeurs parce qu'il s'est mis à expliquer dans sa foulée verbale ce que fractale signifiait. Rapidement (et mal) dit, est fractal ce qui possède les mêmes propriétés quel que soit le zoom apporté à son observation. Le brocoli en donne une bonne idée :

FractalPhoto Wikipédia

     Il aurait pu se dispenser, le monsieur, de ramener sa science avec ce gros mot de fractal, il aurait pu dire que l'écologie devait être dans la société comme la géométrie dans le brocoli : identique à tous les niveaux.

     Bon sang, mais c'est bien sûr ! Le même souci écologique doit se retrouver chez le fumeur de clopes qui ne jettera pas son mégot dans le caniveau et prendra son vélo plutôt que son auto et le PDG qui empruntera le TGV plutôt que son Jet et ne balancera pas son Havane par dessus le bord de son yacht. Facile ! J'ai compris... Les pollutions évitées ne sont pas sur la même échelle mais elles sont comparables !

     Bon, en même temps, plein de choses sont déjà fractales dans notre société, non ? La justice, par exemple, est bien la même pour tout le monde, avec des niveaux d'application qui dépendent de la position de chacun dans l'échelle sociale. L'égalité de notre devise nationale l'est aussi : tous les Français sont égaux et, en même temps, certains sont plus égaux que d'autres puisqu'ils peuvent parler d'égal à égal à différents niveaux d'égalitude. L'argent également : tout le monde en a, de presque rien à presque tout, l'euro se répète du tas microscopique à l'amas éblouissant.

     Mais ces fractalités-là tiennent davantage de la fatalité non souhaitable alors que la fractalité écologique ne semble pas même souhaitée, chaque niveau de la société renvoyant le problème à un autre niveau, les gouvernements contraignant les citoyens, les peuples implorant les puissants, les scientifiques exhortant les politiques... L'idée est belle comme un brocoli, mais, malheureusement, elle risque de passer à la casserole comme lui, consommée par la bêtise d'un homo sapiens qui ne sait pas s'extraire de la cocotte minute dans laquelle il s'est lui-même introduit. Point.

Pour lire le texte d'Aurélien Barrau

Lutin