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l’entrée sur la toile


Les dernières humeurs

. 29 juillet- Fractalité !
. 22 juillet- Abus de pouvoir
. 15 juillet- Homéopathie
. 8 juillet- Prof et prof
. 1er juillet- J'ai 27 ans !
. 24 juin- London, the feedback
. 17 juin- Voyage en terre inconnue
. 10 juin- Sport de haut niveau
. 3 juin- Bro Gozh ma Zadoù
. 27 mai- Vincent et les autres
. 20 mai- L'Europe ! L'Europe !
. 13 mai- Recyclage
. 6 mai- Idée fumeuse
. 29 avril- Ma dernière tante
. 22 avril- De NDDL à NDDP
. 15 avril- Bricolite aiguë
. 8 avril- Smartphone
. 1er avril- Rapports perçus
. 25 mars- Yéti, où es-tu ?
. 18 mars- Brumes cérébrales
. 11 mars- Langage enrageant
. 4 mars- Casse-béton
. 25 février- Trop tard !
. 18 février- Intersectionnalité
. 11 février- Contes philosophiques
. 4 février- 1... 2... 3... 4... 5 !
. 28 janvier- La photaquarelle
. 21 janvier- Les mots cons dits
. 14 janvier- Vaste programme
. 7 janvier- En vœux-tu ? En voilà !
. 31 décembre- Des mots nouveaux
. 24 décembre- Le Grand débat
. 17 décembre- Des notes et des mots
. 10 décembre- L'idée du matin
. 3 décembre- C.Q.F.Démocratie
. 26 novembre- Musique jaune
. 19 novembre- François, le retour
. 12 novembre- (Dés)équilibres
. 5 novembre- La Toussaint
. 29 octobre- Entrepreneuse
. 22 octobre- Sport électrique !
. 15 octobre- Horribilis
. 8 octobre- Faire avec
. 1er octobre- Bêtise vs intelligence
. 24 septembre- Moyen ?
. 17 septembre- Yapuka !
. 10 septembre- C'était mamie
. 3 septembre- Mamie aimait
. 27 août- Prendre par la main
. 20 août- Faire et paraître
. 13 août- Tourisme de masse


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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

5 août - Connecté !

Connecté !     Connected ! Je suis connecté ! Je l'étais déjà, bien sûr, et depuis bien longtemps puisque mes premiers bits réticulaires me sont venus du web de l'Internet préhistorique distribué à pas comptés par le RTC 56k des années 70. Le flot a crû comme une marée de vives-eaux au Mont Saint-Michel jusqu'à ce que j'y ajoute mon propre flux vers mes petites pages perso, ancêtres de celle-ci. Lié et relié, je commençais de l'être. Pas encore des chaînes et encore moins un carcan, juste une toile d'araignée sans araignée prédatrice à l'affût.

     Je refusais encore alors le fil à l'oreille du téléphone mobile. Être joint en tout temps et en tout lieu, mais pour quoi s'infliger cette contrainte ? Le téléphone sans fil dans mon logement m'a suffit jusqu'à ce rendez-vous raté dans le grand Sud hexagonal. Va pour le mobile potentiellement utile, une connectivité augmentée de ma personne et un brin de plus sur la nasse autour de ma personne.

     Trois téléphones mobiles et une quasi décennie plus tard, l'élégance et l'intelligence du smartphone ont fini par me convaincre de leur incontournabilité. Il sait tellement de choses ! Qu'il sache également beaucoup de choses de moi et le fasse savoir aux dieux du cloud est certes gênant mais la praticité de l'objet est si grande, immédiate et universelle que seuls les trop fous et les trop sages n'y succombent pas. Rien n'est gratuit en ce bas monde, mon bon monsieur, la consommation se fait toujours au prix de la liberté, liberté de son temps puisqu'il faut travailler pour gagner les sous qui achètent ou liberté de son comportement quand les actions quotidiennes sont exploitées pour éviter de payer.

     Liberté de son être même... Plus que mes agissements et déplacements, je viens de vendre ma personne avec cette p... de "montre connectée" dont j'ai refusé pendant longtemps les services et que je viens pourtant d'embraceler. Ce qu'elle enregistre de moi est récupérable et revendable par le constructeur : l'état de mon cœur, mes capacités sportives, la qualité de mon sommeil, mon niveau de stress... Tout comme il arrive qu'un porteur de smartphone reçoive de la pub en passant devant une échoppe asservie aux maîtres du cloud, il ne m'étonnerait pas de recevoir un jour de la pub pour une marque de tisane ou d'énergisant, un séjour en thalasso ou une mutuelle adaptée à mes problèmes.

     On verra bien... Je ne suis que connecté et pas encore enchaîné. Du moins les chaînes restent-elles encore suffisamment discrètes pour laisser l'impression d'un état de liberté sous des nuages qui s'amoncellent. Il se pourrait que, dans les décennies qui viennent, le fichage des populations ne soit plus le résultat de leur adhésion mais celui d'une contrainte. Non ?

Lutin