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Les dernières humeurs

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. 23 septembre- Mon petit Ofpra pratique
. 16 septembre- Bande à part, sacrebleu !
. 9 septembre- Enthousiasmant et incertain
. 2 septembre- Trois breton·nantes
. 26 août- Trois fois un·e
. 19 août- Célibataires stigmatisés
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. 24 juin- London, the feedback
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. 22 avril- De NDDL à NDDP
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. 1er avril- Rapports perçus
. 25 mars- Yéti, où es-tu ?
. 18 mars- Brumes cérébrales
. 11 mars- Langage enrageant
. 4 mars- Casse-béton
. 25 février- Trop tard !
. 18 février- Intersectionnalité
. 11 février- Contes philosophiques
. 4 février- 1... 2... 3... 4... 5 !
. 28 janvier- La photaquarelle
. 21 janvier- Les mots cons dits
. 14 janvier- Vaste programme
. 7 janvier- En vœux-tu ? En voilà !
. 31 décembre- Des mots nouveaux
. 24 décembre- Le Grand débat
. 17 décembre- Des notes et des mots
. 10 décembre- L'idée du matin
. 3 décembre- C.Q.F.Démocratie
. 26 novembre- Musique jaune
. 19 novembre- François, le retour
. 12 novembre- (Dés)équilibres
. 5 novembre- La Toussaint
. 29 octobre- Entrepreneuse
. 22 octobre- Sport électrique !
. 15 octobre- Horribilis


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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

7 octobre - Le       (*)

      Le vide, c'est ce qui reste quand on a tout enlevé sauf le vide, dit le scientifique philosophe bien connu des philosophes et des scientifiques (**).

      Oui, mais encore ?

      De toute évidence, le vide, ce n'est pas rien, ni le vide qu'on se fait dans la tête pour faire place aux pensées nirvanesques, ni le vide de l'espace intersidéral si rempli d'énergies, de particules virtuelles et de rayonnements en tout genre.

      A fortiori, le vide n'est pas le néant qui est encore moins que rien, tellement moins qu'il en est inimaginable : tenter le décrire revient à lui donner un corps qui le dénature illico et seul un grand Tout divin peut se faire une représentation d'un tel grand rien.

      Zéro n'est pas le vide non plus puisqu'il existe moins que zéro, qu'on peut donc encore retrancher quelque chose de zéro, indéfiniment, sans jamais le vider. Vous suivez toujours ?

Le vide      Le vide n'est pas non plus un trou, une ouverture, une cavité, toutes ces choses qui ont besoin de matière pour exister, qui ne sont qu'un manque localisé de cette matière et qui sont finalement remplis de vide.

      Et pourtant..

      Pourtant, notre vocabulaire quotidien fourmille de vides. Le vide au-dessus duquel on se sent mal lorsqu'on fait les vitres, le vide sur les étals mal achalandés, dans les journées mal remplies, dans les équipes mal pourvues, dans les têtes momentanément ou définitivement mal faites, dans les existences mal vécues, dans toutes ces choses mal chosées qui nous rendent le vide si prégnant.

      Alors ?

      Alors, le vide c'est comme le temps, il en existe des tonnes de variétés, quasiment autant que d'individus susceptibles de l'éprouver et de situations le donnant à percevoir. Un vide et un temps pour toutes les sauces confectionnées par chacun des petits chefs que nous sommes devant leurs fourneaux perso.

      Tout ça pour ça ?

      Eh bien oui. Juste pour montrer que le vide, ce peut être aussi la totale vacuité d'une petite humeur de rien du tout...


(*) vide

(**) Étienne Klein, tiens !

(***) Lamentable tentative d'illustration du vide

Lutin