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l’entrée sur la toile


Les dernières humeurs


. 30 juillet- La belle rue
. 23 juillet- Palliatif
. 16 juillet- Êtes-vous Pavard ?
. 9 juillet- Cadeau inutile
. 2 juillet- Soins, soins !
. 25 juin- 80 km/h
. 18 juin- Ave, c'est Google
. 11 juin- Purgatoire routier
. 4 juin- Algo dys trophie
. 28 mai- Nouveaux adhérents ?
. 21 mai- Respect !
. 14 mai- L'homme qui a vu l'ours
. 7 mai- Jeux libérés
. 30 avril- Des profs et un ministre
. 23 avril- Des jours comme ça
. 16 avril- Une belle vie !
. 9 avril- Comment ça va ?
. 2 avril- À la Jaenada
. 26 mars- La charité SVP !
. 19 mars- La mort joyeuse
. 12 mars- Spécialistes de ma santé
. 5 mars- Benêts optimistes ?
. 26 février- Stress = f(t)
. 19 février- Altruisme
. 12 février- Incivilité ordinaire
. 5 février- Demi-cerveau
. 29 janvier- L'hôpital
. 22 janvier- Éternel naufrage ?
. 15 janvier- Desproges
. 8 janvier- Sapiens
. 1er janvier- Bonne et Belle Année
. 25 décembre- C'est (encore) Noël
. 18 décembre- Retournements
. 11 décembre- Économie circulaire
. 4 décembre- NDDL, suite (et fin ?)
. 27 novembre- Tournantes
. 20 novembre- Tom et Jac
. 13 novembre- Pensée déconstruite
. 6 novembre- Vol en suspens
. 30 octobre- #balancetonporc
. 23 octobre- Écriture inclusive
. 16 octobre- À pleurer !
. 9 octobre- Du grand au petit
. 2 octobre- Art et chapelles
. 25 septembre- Liliane
. 18 septembre- Trottoirs handicapants
. 11 septembre- PGDG, un BIB ?
. 4 septembre- La musique, c'est classe
. 28 août- Bretonne attitude
. 21 août- Ma douche
. 14 août- Scooter PMR


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l'humeur hebdomadaire

6 août - Le médecin et l'homme

Le médecin et l'homme       Les médecins sont des humains comme les autres. Comme les papes, les SDF, les présidents, les OS, les PDG, les demandeurs d'asile,... Humains, je vous dis ! L'un d'eux vient même de me le rappeler, de visu et de vive-voix, confirmant ce qui tombe sous le bon sens (qui n'est pas - malheureusement (ou heureusement (autre problématique discutable)) - le sens commun).

       Cet homme-là vient de me ressortir une évidence : les maladies des autres sont aussi, au moins potentiellement, les siennes ou celles de ses proches, et il les soigne aussi en fonction de ce qui lui tient à cœur, de ce qui lui prend les tripes. Au risque de passer à travers ce qui tient au cœur du malade qui lui confie le soin des siennes, de tripes.

       Les médecins manquent sans doute de formation psychologique pour passer au-dessus de leurs ressentis personnels et communiquer au plus juste avec leurs patients pour traiter leurs problèmes, répondre à des attentes dont eux-mêmes ne sont pas pleinement conscients ou qu'ils ne savent pas exprimer. Pas sûr pourtant que ces formations y puissent grand chose, juste quelques règles toujours trop strictes pour être adaptées aux multiples cas individuels, quelques trucs opérant à la marge, évidemment incapables de changer en profondeur la nature des relations qu'un médecin peut avoir avec chaque élément de sa patientèle.

       "Chassez le naturel, il revient au galop" dit-on après bien d'autres, depuis trop longtemps pour qu'il n'y ait pas un peu de vérité dans cette affirmation brutale. Pour que les choses se passent de trucs ils faut donc que le naturel puisse répondre au mieux à la demande des choses. Et ne pas en espérer davantage. Plus clairement : un médecin autiste devrait opter pour une case sans patients ou bien chacun de ses patients devrait-il l'avoir choisi pour d'autres qualités introuvables ailleurs (un cas que je viens également d'éprouver, les parcours de santé étant si riches en rencontres diverses...)


       L'adéquation du naturel avec la fonction est un problème et constitue même une véritable problématique pour tous les métiers quand on sait que les défauts et les qualités de l'ensemble de la population se retrouvent dans les mêmes proportions pour chacun d'eux. Il y a le même pourcentage de médecins autistes que d'autistes dans la population, le même pourcentage de voleurs chez les gendarmes, même pourcentage de déviants sexuels chez les religieux, d'incultes chez les profs, de demeurés chez nos gouvernants. La lecture des faits divers et des grands scandales nous le rappelle quotidiennement. Non ?

 

 

Lutin