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l'humeur hebdomadaire

15 avril - Bricolite aiguë

Bricolite

      Je traverse depuis quelques mois une crise assez sérieuse de bricolite aiguë. Je donne de la pelle et du marteau ici et là, je perce, je scie, je rabote, je visse, je soude, j'enduis, je ponce (donc j'essuie...). Les heures de mes journées défilent ainsi, l'outil en main, ne laissant que peu d'occasions à d'autres prises en main ou d'autres prises de tête.

      Bien sûr que les travaux, petits et grands, ne manquent pas ; dans n'importe quelle propriété il suffit de lever le nez pour apercevoir quelque chose à faire, à réparer, consolider, améliorer, entretenir. Le bricoleur trouve son paradis à domicile : le sol de la terrasse aurait bien besoin d'un nouveau plancher ; le rocking-chair défoncé mériterait un essai de réhabilitation ; la terre battue de la remise gagnerait à être pavée ; la détérioration de l'acier du chainage bétonné se poursuivra tant que le ciment ne sera pas refait... Et l'entretien est permanent : l'herbe appelle la tondeuse, les fruitiers demandent le sécateur, les grands arbres font sortir la tronçonneuse, la mousse des murs et des sols attendent le nettoyeur à pression et le pulvérisateur à lance.

      Mis à part l'excès qui m'éloigne d'autres activités tout autant nécessaires à ma personne, souvent plaisantes, voire potentiellement addictives telles que la lecture la photo, le vélo ou le bato, il faut dire que ça me va bien : j'adore la bricole. Bricoler, c'est aller de l'avant puisqu'une bricole était à l'origine une catapulte, puis fut un harnais léger pour les animaux de trait. Bricoler, c'est réfléchir, estimer, essayer, rectifier, et, finalement comme originellement, se lancer et progresser !

      Il est possible que l'amour du bel objet qu'est la catapulte et/ou celui de l'animal formidable qu'est le cheval soit une part importante de l'appel au bricolage : comme beaucoup de bricoleurs sans doute, j'aime certains outils autant pour ce qu'ils sont que pour ce qu'il font. Le premier contact avec un outil inconnu "qui me parle" amène avec lui la question de ce qu'il me permettrait de faire. En quoi cette jolie petite presse manuelle abandonnée pourrait-elle un jour m'être utile ? Quel travail intéressant pour moi, sans contrainte d'argent ni de pub, pourrait réaliser ce logiciel "libre" vu au détour d'un clic ? Même sans réponse immédiate, l'outil est stocké et la question soumise à la question sur la grande roue de mes petits neurones.

      Mes outils eux-mêmes sont souvent bricolés. La catapulte est adaptée à l'objectif, le harnais adapté au cheval et mon outillage adapté à mes pratiques. La table de la perceuse sur colonne reçoit différents habillages, un bac collectant la sciure est adapté à la scie circulaire à onglets, le mandrin d'une perceuse reçoit six mètres de cannes de ramonage terminées par une petite hélice tranchante capable de broyer les racines dans une canalisation, des sécurités handicapantes sont retirées de quelques outils tournants tels que perceuses, petits lapidaires, taille-bordures, tondeuses (mais chut !).

      Jusqu'où ira l'inflammation ? Peu de chances que le virus s'éloigne puisque le besoin et l'envie sont permanents. Pas vraiment d'antibiotiques non plus, sauf à détruire l'organisme lui-même. Seulement des rémissions qu'il faudrait bien engager avant complications en envisageant, par exemple, d'autres prises en main provisoirement délaissées.

Lutin