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l'humeur hebdomadaire

19 mars - La mort joyeuse

La mort joyeuse     "J'veux qu'on rie, j'veux qu'on danse, j'veux qu'on s'amuse comme des fous [...] quand c'est qu'on m'mettra dans l'trou" chantait le grand Jacques. Comme il y va, lui ! Quel grand égoïste il nous jouait là ! C'est que le mort une fois mort n'en a plus rien à cirer de la peine des vivants, il ne peine plus, ne cire plus, n'est plus...

     Mais l'égoïsme n'est-il pas plutôt du côté des survivants qui tiennent à leur douleur, qui se sentent submergés - ou croient devoir l'être - par leur frustration de perdre un être cher et ignorent - ou veulent ignorer - la constatation d'une vie accomplie jusqu'à sa conclusion ultime ?

     Certains prophètes annoncent la possibilité pas si éloignée que ça de rendre l'homme immortel. Certains hommes. Ceux qui en auront les moyens de payer les sorciers scientifiques et leur médecine magique et qui auront la chance de ne pas périr accidentellement. Alors, des vies projetées éternelles pourraient se dérouler indéfiniment, sans conclusion. Des vies inaccomplies. Des vies d'angoisses permanentes aussi, celle de l'accident briseur d'éternité et celle aussi du choix de la continuation ou non du parcours de vie. On peut comprendre que ces vies-là, définitivement perdues alors qu'elles auraient pu ne pas l'être, pourraient provoquer des regrets éternels - vraiment éternels ceux-là - chez les survivants.

     On n'en est pas là. Heureusement, faut-il le dire ? La mort fait encore partie de la vie et l'association encore inévitable des deux rend envisageables les deuils sinon festifs comme voulus par Brel à son endroit, du moins baignés de la sérénité ressentie devant une belle œuvre.

     Il est certes des morts révoltantes pour lesquelles l'apaisement serait surhumain. Mais il en est d'autres - vraisemblablement le cas général - ou le futur mort encore bien vivant pourrait souhaiter, non pas que ses proches aillent jusqu'à danser sur sa tombe, mais pensent et puissent teinter leur tristesse d'une once de satisfaction.
Comme devant un travail bien fait.

     Un peu tristounet tout ça ? Pas si sûr...

 

Lutin