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. 3 octobre- Reprise !
. 26 septembre- Petit comparatif
. 19 septembre- Hypocondriaque
. 12 septembre- Venise, c'est fait !
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. 25 juillet- Bon père de famille
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l'humeur hebdomadaire

3 juillet - Soixante-dix

Soixante-dix

       Soixante-dix. Voilà que je suis passé de sexa à septua ce dernier samedi, sans nostalgie particulière envers mes années sixties écoulées ni trop d'appréhension devant les années seventies encore à découvrir. Adieu le vécu et qui vivra verra ... Pas de quoi en faire un plat, tout juste un gâteau surmonté des sept bougies de circonstance pour suivre la tradition qui veut faire participer l'entourage au non-évènement. Pas un plat, non, mais peut-être ce repère tout à fait arbitraire dans mon existence peut-il être un point d'ancrage concret pour ce qu'on appelle les "bonnes résolutions", vous savez, ces mises en œuvre perpétuellement ajournées de choses qu'il serait bon ou bien de faire.

       Parce qu'à soixante-dix ans, il est à la fois grand temps et encore temps de se soucier de son hygiène de vie pour que la pente déclinante soit la plus douce possible et dépourvue d'à-coups. À soixante-dix ans, il est toujours temps de cultiver son jardin pour que l'adieu à ses roses survole ses épines. On peut rêver, mais, à soixante-dix ans, on peut croire encore possible de construire sa vie, de participer à son destin, et donc, de tenter de lister au jour anniversaire les attitudes, actions et renoncements bien propres à aller dans ce sens.

       Oui mais, à soixante-dix ans, quasiment soixante-cinq ans de "bonnes résolutions" plus ou moins noyées dans le flot de la vie obligée, ça forge une conviction dubitative (*) couronnée par un "À qui bon ?" majuscule. Qu'importe ! Le baron olympique dirait que l'important n'est pas de réussir mais d'essayer et j'ajouterais qu'une partie non négligeable de la réussite est dans l'essai lui-même puisqu'il résulte d'une prise de conscience profitable en elle-même. Un peu tordu comme raisonnement, non ? Si, vraisemblablement ! Mais un néo-septuagénaire, ça peut se permettre de tout oser, c'est même à ça qu'on les reconnait ...       

(*) Joli oxymoron, non ?


Tiré des vœux de mimi : "Et que désormais l'eau de l'Océan soit bonne pour la baignade, le vent spiable, les mots croisables et la compagnie gentiment titillable !"

Lutin