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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

13 novembre- Pensée déconstruite

      Depuis longtemps, mes conversations à bâtons rompus rompent certaines logiques, par exemple en néologisant ou bien en confusionnant (*) deux mots. La confusion des mots est parfois volontaire lorsque le désir de fantaisie ou l'envie de titiller l'interlocuteur s'invite dans la communication. L'envie de signaler la présence d'un énorme troupeau de bœufs dans une prairie alors qu'il s'agit de moutons chargés de laine n'est qu'une invitation à constater la grosseur des animaux observés. Mais la confusion est le plus souvent involontaire lorsque ce que je dis ne correspond pas à ce que je veux dire. Les Baléares deviennent les Canaries, la vigne vierge se mue en lierre, la cendre se transforme en suie, et lycée de Versailles dirait l'ami Béru (que c'est beau la culture quand même !)

      Bien évidemment et bien heureusement cela ne m'arrive - a priori et sauf démenti - que lorsque aucun enjeu important n'est lié à la définition précise de ce que je veux désigner ou bien lorsque aucun doute n'est possible sur ce que je veux désigner dans la conversation présente. Impossible de parler de la chute des feuilles de lierre, de la cendre qui noircit la cheminée ou du climat océanique des Baléares. L'affaire est donc sans conséquence tant que la réception de l'information erronée se fait dans la même perspective, celle du retournement évident. Ce sont bien des cendres qui sont sur le point d'être dispersées sur la pelouse, c'est bien de la vigne vierge qu'il s'agit de tailler avant qu'elle n'attaque la toiture, ce sont bien les Canaries qui peuvent constituer une halte dans la navigation vers les Antilles.

      Mais une mauvaise lecture d'une mauvaise information aboutit à une mauvaise compréhension, n'est-ce pas, et, le cas échéant, il convient sans doute de se pencher sur l'origine du problème : pourquoi emploie-t-on par erreur un mot à la place d'un autre ? Vite, vite, un tour le net pour en apprendre bien peu sur le sujet sinon qu'il concerne pas mal de gens, avec plus ou moins d'intensité et de gêne pour eux ou l'entourage. L'impression est quand même grande qu'il s'agit d'un manque d'investissement dans le détail de la pensée parce que la dite pensée est occupée à d'autres tâches et/ou que ses capacités sont diminuées, temporairement par la fatigue par exemple, ou définitivement par la maladie ou le grand âge.

      Peut-être s'agit-il tout bêtement de paresse, la tentation pouvant sembler grande d'exprimer une pensée supposée claire et sans importance particulière en n'en dessinant assez précisément que les seuls contours, un peu comme il est possible d'écrire des phrases compréhensibles avec des mots aux intérieurs désordonnés :

« Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae.

La suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire lrtete soenit à la bnnoe pclae.

Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. »

      On voit bien ici que l'attachement au détail interdit la compréhension d'un écrit désordonné, même si on comprend bien également l'importance des détails quand il s'agit de documents sensibles et si la composition de mots déconstruits n'est pas des plus faciles. C.Q.F.D. ?


(*) Néologisme en ce sens, confusionner ne serait pas seulement "rendre confus" mais aussi fusionnier bêtement dans une même idée...

Lutin