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. 18 septembre- Trottoirs handicapants
. 11 septembre- PGDG, un BIB ?
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. 21 août- Ma douche
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. 7 août- Vacuum kleenex
. 31 juillet- p-Commerce
. 24 juillet- Grande Muette ?
. 17 juillet- Un peu trop peu
. 10 juillet- Désir d'enfant
. 3 juillet- Soixante-dix
. 26 juin- Le choix d'une tuture
. 19 juin- Le dernier vote ?
. 12 juin- Idées pas lumineuses
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. 29 mai- Chef de chœur
. 22 mai- Les Ors de la République
. 15 mai- Potentiellement mortel
. 8 mai- Le temps qu'il fait
. 1er mai- Le pire ! Le meilleur ?
. 24 avril- Des sons sans sens
. 17 avril- Savoir et conviction
. 10 avril- Politique, c'est la saison
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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

26 mars - La charité SVP !

       Hier encore (non, je ne vais commenter la chanson de notre grand-petit Charles), une équipe déguisée genre bien voyante m'attendait dans le hall d'entrée de ma grande surface préférée. Bien fait pour moi me direz-vous, tu n'as qu'à ne pas les fréquenter ces voleurs de petit peuple. J'en suis bien d'accord et je fais des efforts pour fréquenter la supérette de ma proximité malgré la centaine de mètres que je dois alors parcourir avec sac à dos au bon endroit - sur le dos - et un horrible cabas en plastique lourdemernt pendu à chaque bras.

       Un porteur de dossard humanitaire m'a tendu un petit sac accompagné d'un "Pour les personnes qui...". J'avoue ne pas avoir retenu la suite faute d'avoir réellement écouté la demande. J'avais compris, j'ai refusé la proposition d'un "Merci" poli et froid. Froid mais poli. Et je m'en suis allé faire mes petites emplettes à moi.

       Il en a été toujours ainsi pour moi, je n'ai jamais participé à aucune collecte et n'ai jamais donné à aucun trucathon. Ma conviction est que, dans notre société organisée, l'assistance aux personnes, groupées ou non, doit se faire sous le contrôle des services de l'État qui se chargent donc en amont de la collecte nécessaire. Si le fidèle d'une Église, le membre actif d'une organisation est l'élément qui fait la communauté spécifique, c'est le citoyen qui est au cœur de la nation. La participation ne doit pas y être individuelle mais citoyenne.

       "Facile!", me direz-vous (si, si, je la vois bien venir, cette répartie). "Une façon se laver les mains, de se débarrasser du problème !". Sans doute, sans doute. Mais pense-t-on alors que le problème n'existerait pas si le fameux Revenu Universel dont on a un peu parlé pendant la dernière campagne présidentielle était voulue par la majorité des citoyens et donc décidée par leur gouvernement ? Clarifier les différents dons - dons généralement payés réellement pas l'ensemble des contribuables - supprimer ou simplifier à l'extrême l'ensemble opaque, incontrôlable et finalement injuste des contributions aux individus, groupes et associations permettrait de donner à chaque citoyen, riche ou pauvre, jeune ou vieux, avec ou sans travail, le minimum pour vivre et travailler encore pour plus d'argent, plus de confort ou plus de plaisir. Accordé à tous, le Revenu Universel n'aurait plus l'allure charitable, compatissante voire dégradante qu'ont la plupart des assistances actuelles. Assistances réelles versus fausse utopie...

       Facile pour moi de me décharger de ma responsabilité d'individu sur la charge de l'État, oui, mais facile aussi pour l'État de se décharger sur la charité individuelle et les associations dites caritatives (et dans caritatif, il y a charité, CQFD). Facile ? Ça peut être moins facile pour l'État si le citoyen s'en mêle vraiment et ça n'est pas non plus facile pour moi. J'en ai voulu à ces déguisés quémandeurs de m'obliger à m'interroger une nouvelle fois sur le bien-fondé de mon refus, de m'irriter d'une pointe de mauvaise conscience le temps de conduire mon caddie vers les rayons si prometteurs. Avec piqûre de rappel encore plus douloureuse lors du retour vers la sortie, caddie égoïstement chargé...

 

Lutin