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Les dernières humeurs

. 13 février- Crottes habituelles
. 6 février- Manger du canard
. 30 janvier- Voleurs de bœuf
. 23 janvier- Camping 2.0
. 16 janvier- À la rue ?
. 9 janvier- Prof, petit boulot
. 2 janvier- Vœux
. 26 décembre- Crèchi crècha
. 19 décembre- Dopichon
. 12 décembre- Téléthon
. 5 décembre- Maelström
. 28 novembre- TIC informatique
. 21 novembre- Élections + et -
. 14 novembre- Vendée Globe
. 7 novembre- Errances cérébrales
. 31 octobre- Cherche visionnaires
. 24 octobre- Ennui superfétatoire
. 17 octobre- Où va le monde ?
. 10 octobre- Erreur papale ?
. 3 octobre- Reprise !
. 26 septembre- Petit comparatif
. 19 septembre- Hypocondriaque
. 12 septembre- Venise, c'est fait !
. 5 septembre- Venise
. 29 août- Phodéo
. 22 août- Burkini, no ?
. 15 août- Naupathie
. 8 août- Remerciements
. 1er août- Folies ...
. 25 juillet- Bon père de famille
. 18 juillet- L'impôt gai
. 11 juillet- Trop ou trop peu ?
. 4 juillet- Cruciverbiage
. 27 juin- The hand in the cap
. 20 juin- Décision hardie
. 13 juin- Chaleurs
. 6 juin- Le souffleur soufflé
. 30 mai- De la honte au front
. 23 mai- Physique des commissions
. 16 mai- Pouvoir
. 9 mai- Pause nocturne
. 2 mai- Mes lunettes
. 25 avril- Nuit debout
. 18 avril- Sus !
. 11 avril- Nivellement
. 4 avril- (R)évolution française
. 28 mars- Vlatipas NDDL
. 21 mars- Hoëdic
. 14 mars- Absconsités
. 7 mars- Trois vies
. 29 février- Grandes gueules


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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

20 février- Ah la la !

      Ah la la ! Qu'allons-nous devenir ? Les urnes seront bientôt en place et les bulletins semblent si loin de l'impression que leur encre pourrait bien salir le paysage national pour un bout de temps. C'est que les noms qu'ils devraient porter peinent à sortir des affaires, du flou, de l'utopie ou de l'inconcevable.

      Inconcevable la réalisation d'idées prétendant renfermer le pays sur lui-même. Les réalités du monde rattraperont toujours ceux qui les fuient au fond de leurs bunkers désormais inverrouillables, après des temps plus ou moins longs, des souffrances plus ou moins assumées, des indignités plus ou moins conscientes.

      Utopique le projet de donner plus à chacun en demandant moins à tous. L'utopie ne se réalisera qu'accompagnée d'autres utopies telles que celle d'un travail libéré de ses airs laborieux, obligés et calibrés, celle d'une contribution de tous à la richesse redistribuable de l'État, basée sur tous les revenus, pécuniaires, matériels et immatériels, et celle d'une mutation de la gouvernance nationale s'appliquant davantage à animer - donner une âme - qu'à gérer.

      Floue l'image de celui qui se veut nouveau sinon rénovateur, sans fil à la patte sinon sans liens. La belle gueule et les allures d'électron libre peinent encore à construire des idées formant un tout cohérent. Même si un programme n'est pas indispensable, peut-être même pas souhaitable, les engagements mal définis peuvent laisser supposer des pensées cachées derrière les idées exposées. Le profil aiguisé, le regard perçant et les dents longues de l'aiglon politique œuvreront-ils correctement dans le ciel national tourmenté ?

      Mouillé dans les affaires sinon tout à fait submergé, celui dont le programme était par contre le plus abouti et peut-être le plus consensuel, du moins auprès de la part de population la plus attachée à l'ordre et la raison. Beaucoup de celle-ci se demandent maintenant si tout ça ne fait pas un peu désordre et s'il ne convient pas de se mettre en quête d'un autre raisonnable. Difficile problématique : fermer les yeux sur les abus d'un candidat supposé seul capable de mettre en œuvre la politique souhaitée ou estimer qu'un passé malhonnête et une défense malhabile interdisent la confiance pour les actions futures ?

      Ah la la ? Quels vilains draps que ces draps-là ! Mais les candidatures ne sont pas closes et le miracle de l'homme providentiel présidentiable sorti du terroir nourricier à la dernière minute est toujours possible. "Miracle possible", après les surprises et coups de théâtre délivrés jusqu'ici dans cette campagne électorale, les oxymores les plus saugrenus prennent des couleurs tout à fait convenables. Non ?

Ahlala

Lutin