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Les dernières humeurs

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. 10 octobre- Erreur papale ?
. 3 octobre- Reprise !
. 26 septembre- Petit comparatif
. 19 septembre- Hypocondriaque
. 12 septembre- Venise, c'est fait !
. 5 septembre- Venise
. 29 août- Phodéo
. 22 août- Burkini, no ?
. 15 août- Naupathie
. 8 août- Remerciements
. 1er août- Folies ...
. 25 juillet- Bon père de famille
. 18 juillet- L'impôt gai
. 11 juillet- Trop ou trop peu ?
. 4 juillet- Cruciverbiage
. 27 juin- The hand in the cap
. 20 juin- Décision hardie
. 13 juin- Chaleurs
. 6 juin- Le souffleur soufflé
. 30 mai- De la honte au front
. 23 mai- Physique des commissions
. 16 mai- Pouvoir
. 9 mai- Pause nocturne
. 2 mai- Mes lunettes
. 25 avril- Nuit debout
. 18 avril- Sus !
. 11 avril- Nivellement
. 4 avril- (R)évolution française
. 28 mars- Vlatipas NDDL
. 21 mars- Hoëdic
. 14 mars- Absconsités
. 7 mars- Trois vies
. 29 février- Grandes gueules
. 22 février- Fofollité
. 15 février- Stop ou encore ?
. 8 février- Clairement
. 1 février- Quand on §eut, on §eut
. 25 janvier- Intéressant, non ?
. 18 janvier- Choralines Korholen
. 11 janvier- Barbruel
. 4 janvier- Belle Année !
. 28 décembre- Trans-lucidité
. 21 décembre- C'était Noël
. 14 décembre- C'est du propre
. 7 décembre- Aux armes, Turballais !
. 30 novembre- Renseignements pris
. 23 novembre- Suis-je Paris ?
. 16 novembre- L'air du temps
. 9 novembre- Privilégié
. 2 novembre- Noir et Blanc
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mamimadi
l'humeur hebdomadaire

24 octobre- Ennui superfétatoire

    On dit qu'il faut savoir s'ennuyer, que c'est excellent pour l'équilibre mental et même bon pour la créativité. Mais s'ennuyer ne se décrète pas si facilement, il y faut beaucoup d'entraînement, un long apprentissage, de la persévérance, bref : des conditions, une constitution et une éducation adéquates. Et je n'ai malheureusement bénéficié d'aucune de ces conditions ...

    Chez mon père à moi, monsieur, on ne flânait jamais, et si on fêtait parfois, on bossait le plus souvent, et bien au-delà de ce qui est tenu pour raisonnable de nos jours. On se cachait de monsieur le curé pour travailler chez soi lors du repos dominical, on dissimulait sa fièvre pour assurer le service auprès des clients, on travestissait les alitements forcés en déplacements incontournables. Ne rien faire était une honte.

    Héritée des gènes ou de l'exemple ou plus vraisemblablement des deux à la fois, cette honte devant l'inactivité m'a poursuivi durant toute ma carrière professionnelle. Les journées commençaient tôt, les pauses café étaient brèves quand elles étaient possibles, l'évasion du week-end était active. et les trois semaines de vacances annuelles devaient être "rentables", sur les pistes de l'ouverture à la fermeture en hiver, sur des routes buissonnières intranquilles à la fin de la saison estivale. Ne rien faire relevait du malaise.

    Les conditions de mon parcours professionnel non plus n'ont pas été favorables à la pratique de l'ennui, un parcours riche en bouleversements nécessitant remises en question et adaptations dans des domaines étendus et très variés. Les journées et les semaines ont souvent été trop courtes pour y placer la plage d'ennui recommandé.

    Et alors ? Il est bien sûr difficile de dire si mon équilibre mental et ma créativité ont pâti de ce manque de vide dans mes heures passées. Les organismes compensent facilement leurs lacunes et le mien a certainement utilisé abondamment l'immobilité forcée de mes nuits pour pratiquer le remue-méninges indispensable mais impossible si les dites méninges sont attelées aux travaux de pleine conscience. Combien de fois ne me suis-je levé avec l'esprit défragmenté, les idées bien posées dans une arborescences nettoyée et même, souvent, la solution au problème de la veille, les options décidées pour la journée ... Alors, l'ennui superfétatoire n'aurait été qu'ennuyeux !

L'ennui

J'ai cherché longtemps une photo illustrant l'ennui inutile ... celle-ci, peut-être ? Mauvause pioche sans doute puisqu'on voit ici l'ennui du dernier repos, ennui destructeur et non pas créateur. Tant pis ! Cette autre photo, peut-être ?

Ennui

Lutin